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NouvelleChronique d'une vie bien moins ordinaire... A déguster au calme




Des formes noires s'enchevêtraient, happant, tirant ses bras alors qu'il se démenait. Luttant encore contre la marée, indistincte. Tout semblait gluant, appauvri, malsain. Se débattant de plus en plus, il tira même une forme vers lui. Plongeant ses yeux dans l'obscurité qui le fixait, il crut même qu'il allait hurler. Hurla-t-il? Pris de fureur et de panique il rua, encore, et encore et encore, démultipliant ses coups à l'infini, sans pour autant en sortir. De quoi au juste? Panique! Sueurs! Cauchemar....Réveil!

Une goutte de sueur perlait entre ses yeux, il sentait encore dans son dos le contact de la peur. L'odeur âcre lui brulait le palais. Il écoutait encore ces miasmes, se brulant les doigts au vertige de ces ténèbres.
Hagard, il laissa son cœur doucement reposer, ouvrant grand les yeux pour mieux revenir à la réalité. Un son lumineux courrait sur sa table de chevet. Attiré, il fonça droit sur son réveil. 6h25, dans 5 minutes il sonnerait, pas la peine de se recoucher.
Machinalement, comme tous les matins, il donna une gifle à l'appareil qui n'avait rien demandé, puis étira sa carcasse du lit défait. La douche l'accueillit d'un jet glacé qui lui picota le bas-ventre, comme toujours. Hurlant à plein poumons sa souffrance et sa libération, il profita un peu plus que de coutume du liquide froid. Ballon déjà vide, encore.

Lavé, séché, réveillé, enfin presque, il fit réchauffer son café de la veille. Dans son dos la radio couinait des insanités, pour ce qu'il l'écoutait. Il s'en foutait de toute façon, elle servait juste de fond sonore, de présence, pour ne pas être envahit par le silence. A ce niveau il était bien servi, et c'est souvent par les bruits qu'il était envahit. Les camions qui passaient dans la rue ébranlant les murs, les klaxons beuglants des voitures, les insultes et les horions des passants, des quidams, des fourmis.... Sans même y penser, il se laissa imbiber des bruits, se fondant parmi eux, bruit de la vie quotidienne, sans plus. Son café refroidissait doucement sur la table, décorant dans l'air de fines volutes, comme une danse macabre.

Enfin, après quelques dernier préparatifs - coup de rasoir matinal, brossage appliqué des dents, habillement, routine quotidienne devenue reflexe de survie - il sortit se fondre dans la foule de ce monde gris.
Métro, boulot, dodo, boulot, métro, boulot, dodo, boulot, métro, boulot, boulot, boulot, boulot.
Et ça y'est, il recommençait, à se voir démultiplié à l'infini, se réduisant petit-à-petit, jusqu'à n'être plus qu'un point, infime, incertain, invisible. Jusqu'à n'être qu'un quidam parmi d'autres, une fourmi besogneuse.

Métro. Foule! Comme tous les matins, le wagon était déjà complet à sa station. Et bien sur ils descendraient tous au même endroit. Agrippant un arceau, comme pour mieux s'accrocher à la réalité, il se laissa bousculer sans mot dire, visage gris parmi des visages gris, homme sans nom, comme tout le monde ici. Juste un bruit, sans plus. Le profil bas, observant encore une fois ses chaussures fraichement cirées, il se laissa balloter. Il n'avait plus besoin de compter les arrêts, c'était un automatisme après tant de temps à fréquenter ces trains.

Bousculé dans le train, il s'éjecta à la station de destination, propulsé comme une balle par des visages sans nom, par les bruits identiques à lui. Direction le boulot, le bureau.
En arrivant, il passa devant Miss Webster qui lui adressa son sourire habituel, petit rayon de soleil. Miss Webster montrait de la secrétaire cette image archétypale, blonde, évaporée, voluptueuse, négociant ses horaires sous le bureau du patron. Elle offrait le même sourire fixé à sa face à tout le monde. Comme une réclame pour un dentifrice, offrant au monde la lumière d'un émail éclatant. Sourire Colgate de circonstances, comme punaisé.
Il savait que ce sourire était chez elle un réflexe, un moyen de survivre, mais il s'en fichait pas mal, c'était toujours ça de pris. Un moyen aussi pour lui de survivre dans ce monde gris.

Il s'installa, comme tous les jours, à son box. Petite boite à travail. Son box perdu au milieu d'autres box, boites empilées perdus dans un bureau, bureau préfabriqué perdu dans un étage, étage en verre pillé perdu dans une tour, tour de béton gris perdu au milieu d'autre tours, toutes remplies d'étages, de bureaux, de boites ... Ah non, pardon! Certaines n'étaient pas emplies de bureaux, mais d'appartements. Quelle différence au fond? Ca ne reste jamais que des boites, monde de cube d'enfant empilés là par quelques géant cinglé, plein de fourmis, de quidams, de bruits anonymes.

Boulot, encore, triage de feuilles, de dossiers, fichiers... peu importe, du papier dans des classeurs, classeur A sur l'armoire B, classeur noir sur l'armoire à café, classeur en bois dans la boite à thé... des feuilles et des classeurs empilés, dans une des armoires emplissant le bureau. Encore des boites....

Midi, pause-déjeuné... Ration infâme, fades, sans gout ni couleur, posé dans des Tupperware individuels... encore et toujours ces boites.

Dormir en boite, rouler en boite, bosser en boite, manger en boite.... vie en boite, préfabriquée, comme sortant directement de l'usine. "Tenez monsieur, boite numéro 486521938762135, vie moderne, confortable à peu de frais, très bonne vente, notre meilleur article". Presque... grand marché de la boite à bœuf, de la boite à bière... de la vie en boite.

Ressassant encore ces pensées grises, il prit comme d'habitude un café noirâtre qui termina sa course dans la poubelle, comme tous les autres jours. Jamais ils fourniront un café au gout de café ici? Bocal? Verre? Du plastique en cylindre, encore une boite, qui termine sa vie dans un autre cylindre de plastique, une autre boite.

Et encore le boulot, mettre des boites dans d'autres boites, des papiers dans la boite, des crayons dans la boite... des images? Non, pas d'images, pas la bonne boite.

Après-midi semblable au matin, semblable à lui même, se répercutant à l'infini, se dédoublant sans cesse, journée filmée, repassée en boucle.
Sa décision était prise. Cassage un peu de la routine, de la morne monotonie.

Le vent soufflait des poussières grises quand il descendit à la station, bousculé par les même qu'il avait vu le matin. Il émergea dans le pâle soleil de fin d'après-midi, observant cette partie du quartier qu'il ne connaissait pas. Il avait triché! Descendu à la station précédent la sienne, quelques dizaines de minutes à pied. D'habitude il n'aimait pas le vent, et encore moins marcher, mais ce soir l'envie le prenait de se balader.

Dieu seul sait pourquoi, et encore. Depuis longtemps déjà Il avait déserté les crasses et les boites-villes pour des rivages plus dorés. Même lui surement ne savait pas pourquoi, mais ce soir, il avait envie un peu de flâner. A part sa pizza précuite aux trois fromage-haricots-champignon-lardons-croutons-jambon.... Il ne savait même plus quel goût ça avait tellement il en ingurgitait. A part sa télévision qui ne fonctionnait presque jamais, et son frigo affamé, personne de toute façon ne l'attendait. Et ce soir, comme tous les autres, il avait du temps à perdre.

Des femmes de mauvaises vies le hélaient, cajolant son portefeuille de regards affamés, et l'insultant quand il passait, sans même les voir, bruits de la ville, bruits anonymes, encore. Le vendeur ne l'avait pas prévenu que le quartier serait mal famé quand il avait acheté sa vie en conserve. "Confortable et à peu de frais"... vu le voisinage, il aurait dû s'y attendre, mais c'était un peu tard maintenant. Quand était-ce d'ailleurs?
Depuis quand, nom d'un homme, vivait-il cette vie en boite, en boucle, roulée sur elle-même. Ah non! Pas encore des idées noires! Sortir de la routine, du quotidien.

Levant la tête, il regarda les immeubles qui l’encerclaient. Dominés par un ciel terne, écrasé dans une ville quelquonque... Ici? Ailleurs? Quelle importance? Le ciel n'était-il pas partout le même? Monde de boites... boite à con, à merde, boite... Aah, assez! Casser la routine une fois de temps en temps n'empêche donc pas les idées sombres? Reprenant son souffle et sa marche lente, il tourna au coin d'une rue, juste comme ça, parce qu'il en avait envie. Il savait pertinemment que sa boite-appartement-logis-de-fonction-de-MEEEEERDEUH, pas encore! Bref, c'est pas par là du tout, alors je vais voir ailleurs si j'y suis, non mais ho!

Enervé de sans cesse ressasser, il ne remarqua même pas les deux yeux azurs qui le dévisageaient lui, et non son portefeuille ou autre chose. Bien lancé, il ne la remarqua toujours pas quand elle se planta devant lui. Ni encore moins quand il la percuta de plein fouet, l'envoyant presque bouler dans les poubelles entassées qui trainaient là.

Hein? Quoi? Il releva le museau, vers la rouquine qui se redressait lentement, en geignant un peu quand même. Réalisant ce qu'il venait de faire, il quitta brusquement ces tristes réflexions pour l'aider à se remettre sur pied.... et tomba, comme une pierre, au milieu de deux océans rieurs.
Vitrifié, immobile, incapable de parler ou même d'écouter. Chût, déchut, déchoit, tombe sans s'arrêter et ne désire pas que ça s'arrête. Son cœur a bien dû louper quelques mouvements avant qu'il ne s'en rende compte. Compte de quoi au juste?

Happé, attrapé, pris. Quelle sensation délicate et duveteuse! Couleurs! Vie enfin! Et plus que tout, ce sourire, naturel, pas un réflexe, pas une nécessité, non... juste un sourire, le plus naturel qui soit. Et lui, comme un glandu restait captivé tandis que la blonde doucement jouait la mélodie de ses longs cils pour mieux l'endiguer.


Remuant sa carcasse bedonnée par cette vie en boite, il reprit difficilement ses esprit avant de demander, de bafouiller serait plus exact, si cette demoiselle qui soudain l'éclairait allait bien. Elle répondit que oui, minaudant comme le savent si bien faire les jolies femmes, avec une grâce et un naturel déconcertant. Des couleurs lui dansaient dans la tête, emplissant ses oreilles et ses naseaux, décorant sa peau de milles frémissements. Sans chercher à comprendre plus avant, il l'invita dans son appartement... avant de se rappeler qu'il n'avait à lui offrir qu'une part de pizza précuite, et le fond sonore de la radio, mais trop tard, car déjà la demoiselle acquiesçait.

Panique à bord! Les femmes et les enfants d'abord!

La rouquine, devinant son émoi, qui se lisait en fait sur ses joues rosissantes, minauda de plus belle et dansa des cils en une valse sensuelle. Se sentant fondre comme neige au soleil, il pensa que l'aventure se trouvait bien au coin de la rue... avant de se laisser engloutir par la sarabande magnifique de ces yeux, si bleus, si beaux, si purs.

Osant un geste, il approcha lentement la main, comme pour mieux attraper un rêve qui s'enfuit. Mais le rêve ne s'en fut pas. Jamais, encore de sa vie, il se rappelait un contact plus doux que celui-là... Se rappelait-il seulement ce que c'est de toucher, d'étreindre, de laisser son corps le guider, de poser en douceur les lèvres sur cette peau délicate, la goutant de toute son âme? Savait-il avant ça que la lumière a une odeur aussi aguichante et que la peau la plus douce fond sous le palais avant de doucement se hérisser en une manifestation délicieusement parfumée? Non, surement pas!

Les poils de son dos, de son ventre, et même de son bas-ventre frémissaient de ses lèvres sur la main joueuse de la jeune femme. Irrésistible, comme un appel, comme un cri silencieux empli de lumière et de couleurs qui inlassablement l'attirerait, l'obligeant à avancer. Câline, la jeune fille se fit légèrement languide, faisant de plus belle repartir notre bonhomme dans un monde peuplé de millions d'étoiles et de flammes roses. Des couleurs pleins les oreilles, l'harmonie dans tout le corps...

Redescendant tant bien que mal sur le sol, sur la grisaille, il sentit son dos le tirailler, comme si on venait de lui arracher une paire d'ailes dorées. Douleur! Mais les deux yeux aguicheurs encore l'appelaient, l'empêchant vraiment de s'incarner.

Bafouillant, rose de pied en cape, maladroit et ne sachant trop que faire de cette main délicate qu'il tenait toujours, il resta un moment interdit, avant de tendrement attirer la demoiselle contre lui. Ivresse! Oh que ce contact est doux! Oh que ce moment est beau entre tous. Couleur! Lumière! Enfin, la lumière!

Se décidant enfin, il guida la gente dame jusqu'à son logis, banal, et gris. Après s'être pas mal perdu, troublé qu'il était, il arriva enfin à sa propre boite.

Hésitant sur le pas de la porte, il resta un petit moment stupide, la porte presque entr'ouverte, avant qu'un cristal de source de le tire de sa rêverie. Cherchant l'origine de ce bruit singulier, il rencontra le regard amusé de la jeune femme qui riait. Quel étrange son. Perlé comme un arpège, doux comme une cascade heureuse jouant sur les galets, fruité comme un soleil d'été, et plus apaisant que la brise printanière qui soufflait dans la verte campagne de son enfance. Sa jeunesse. Depuis combien de mois, d'années, de siècles n'avait-il pas pensé à ses souvenirs enfouis sous des tonnes de poussières et sous les gravats de la vie?
Et ce son qui doucement gambadait devant ses yeux lui mettait l'âme en fête. La cascade où il jouait étant gosse, la verdure à perte de vue, sous un ciel azuré. Les yeux, sentant ces doux tourments, s'approchèrent en silence des siens. Un papillon de chair voltigea sur la fleur de sa bouche avant de lentement se poser, effleurer d'un soupir tendre ses lèvres presque exsangues. Bondissement! Exaltation! Ivresse tendre! Bonheur insaisissable. Insaisissable? S'agrippant au dos de la jeune femme, comme pour mieux enlacer cet écrin de réalité, il faillit succomber. C'était pire que le métro, car elle plongea ses soleils bleus dans ses propres yeux, enfouissant son regard dans le sien, le perçant, le transperçant d'une lame effilée, mais si douce, si belle, si fragile.

Entrant en fin, sans un mot, ils partirent aussitôt vers la chambre.

Son esprit se disloqua complètement quand elle remonta lentement ses mains sur ses bras, le hérissant, enfuyant son esprit par delà des limites inatteignables. S'enivrant de ce contact lent, il se senti décoller, la demoiselle le guidant sur des voies éthérées. Extase! Avant de lentement redescendre, épuisés l'un et l'autre de cette fusion, de ce contact entre deux êtres, avant cela anonymes, mais maintenant enlacés.

Des bruits et des fureurs lui ensevelissaient les yeux d'un torrent acide. Des torrents de couleur, lumineuses, éclatantes, lui brulaient les lèvres. Son dos le tirait en arrière, cherchant à s'envoler, à partir sans lui pour se fondre dans ce monde de merveille. Rêves! Cauchemar? Non... Réveil!

Une goutte de sueur perlait entre ses yeux, il sentait encore dans son dos le contact de la lumière. L'odeur doucereuse lui brulait le palais. Il écoutait encore ces clartés, se brulant les doigts au vertige de ces couleurs.
Hagard, il laissa son cœur doucement reposer, ouvrant grand les yeux pour mieux revenir à la réalité. Un son lumineux courrait sur sa table de chevet. Attiré, il fonça droit sur son réveil. 6h25, dans 5 minutes il sonnerait, pas la peine de se recoucher. Quand il devina quelque chose. A ses côtés une forme endormie, courbant le drap de tendres reliefs. Posant son regard enfiévré sur les épaules qui venaient de surgir, il se rappela la veille. Son logis même avait changé. La lumière filtrait à grands coups par les persiennes closes. Se levant en silence, pour ne pas déranger la belle qui sommeillait, il alla ouvrir, espérant, craignant, ce qu'il allait trouver.

Dehors le soleil flamboyait sur un océan d'herbes, isolant ça et là de hautes parures d'arbres.
Son dos le tiraillait encore un peu, mais soudain alors qu'il regardait dehors il sentit la pointe tendre des mamelons s'enfoncer dans sa chair. Deux bras aimants se refermèrent sur son thorax, et un petit menton pointu vint se nicher dans son épaule.
Il se retourna, plongeant ses yeux dans ceux de la jeune femme. Une immense paire d'ailes soyeuses saillait de son dos. Se retournant à demi, il distingua les même derrière lui, puis, surpris, se détailla. Où était la bedaine que la grisaille lui avait donnée? Où même était cette grisaille quotidienne? Un vol d'hirondelles franchit le ciel, la demoiselle s'approcha, puis après l'avoir embrassé, murmura tout contre son oreille :
-"Bienvenu chez toi"

Alors il sut que tout le reste, toute sa vie, avant, tout ce gris, n'avait été qu'un mauvais rêve. Et que là, ici, maintenant, se trouvaient la vie, la vérité... et le bonheur, enfin!
Proposé par : Snakeloup
 
 
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