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je vais bien ne t'en fait pas
Critique de cinéma
C’est un sujet très franco-français : la petite vie lassante de banlieue parisienne…Une histoire sans importance et peu divertissante. Il est dommage qu’une fois encore ce soit un sujet tragique. Comme si l’on ne pouvait s’intéresser qu’à cela.



Je dis que c’est un film sans intérêt certes, mais pas sans une certaine finesse. Seulement, elle est cachée, totalement dissimulée et il faut entrer progressivement dans l’histoire. Elle recèle deux thèmes majeurs, à mon avis.
-D’abord celui des relations humaines. Tout tourne autour du comportement des individus en société. Le prétexte ici est la réaction de Lili face à la disparition de son frère. Mais ce n’est qu’un prétexte. Non, le véritable exemple est celui du père. Ce personnage porte à lui seul le film. Il en est le protagoniste actif, alors que Lili est en quelque sorte le protagoniste passif, quoique principal. Le personnage du père est extrêmement fin. Est-il bon ou méchant ?Méchant, un peu car il cache à sa fille la vérité, mais bon car c’est une manière de la sauver, et de plus de la conseiller. En effet, ses lettres ne sont pas uniquement des mensonges, mais bel et bien des conseils prodigués à sa fille. Il y tire un procès sévère de sa propre vie, de tous les regrets qu’il a vis à vis de son passé et de son fils. Là est toute la finesse du film de ne pas tomber dans l’une ou l’autre des deux thèses/ bon ou méchant. C’est un film mitigé ; qui ne tranche sur aucune question ; et celle du médecin au début « on ne va pas remettre en question cinquante ans de psychanalyse ? » reste sans réponse. Et pourquoi pas. Implicitement, le film répond par l’affirmative, mais libre au spectateur de ne pas y croire. Une autre preuve de la finesse du film se trouve dans le champ lexical de la mer. Dans le voyage. C’est, semble-t-il le message qu’il véhicule. Les deux livres dont j’ai oublié les titres annoncent la « rencontre » entre Lili et Thomas sur une plage et finalement la suite de l’histoire, comme la télévision présentant la météo annonce l’arrivée du personnage de Thomas.
-Ensuite, le second thème présenté est celui de la « puissance de l’imagination ». Il règle l’histoire et plus encore, il génère les relations entre les individus. Il est fascinant de voir comment l’imagination des personnages travaille, quelle capacité ils ont de se créer des réalités et des vérités fictives, à se raccrocher à des illusions. Une fois encore, Lili et le personnage du père sont au cœur de l’intrigue, la première par l’état que produit sur elle son imagination, le second par sa faculté de se représenter ce qui peut faire le bonheur des autres, et en particulier de sa fille. Au final, la « puissance de l’imagination » gagne sur la réalité qu’elle a appréhendé lentement, avec des gants. Elle a simplement été le détour de chemin qui mène à la vérité.

Des critiques demeurent cependant. Notamment concernant la platitude du sujet. Des longueurs sont à relever dans la première partie, en particulier lors des scènes à l’hôpital qui n’ont pas d’intérêt à être si longues.

La fin. Elle est tout à fait dans le ton du film, mi figue mi raisin. Le film ne se termine ni bien ni mal. Elle reprend ce que dit Thomas concernant la fin du roman sur la mer : « comme tous les romans, la fin est à la fois heureuse et malheureuse. » En effet, si l’histoire s’achève sur une note tragique, elle le fait avec le sourire des personnages qui se sont réconciliés entre eux et qui ont trouvé leur voie, et leur place dans le monde. Et c’est bien car cela tranche avec toutes ces histoires qui s’entêtent et s’obstinent dans le tragique.
Proposé par : ludovic
 
 
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