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L'amour, le destin
NouvelleRinga vous propose "L'amour, le destin" après un petit moment d'absence sur Le café des amis.

Bonne lecture

Dans une école, il y a beaucoup d’étudiants. Des sérieux, des stressés, des populaires, des rebelles, des excentriques, mais peu ont une vie aussi passionnante que ces deux étudiants, dans le fond de la cours du troisième degré des rénovés. Damien et Flo faisaient partie d’un groupe d’amis composés de neuf personnes. Mais ils ne savaient pas que cette histoire allait leur arriver. Ils vivaient jusque là une vie tranquille entre les interrogations de math et les oraux de Néerlandais.

Tout commença un jour qui avait commencé comme tous les autres jours, dans la rosée matinale qui annonce que l’automne fera bientôt place à l’hiver. Quand Flo est arrivée, tous les autres membres du groupe étaient déjà là.

- Salut tout le monde

Ils bavardèrent un peu et la cloche sonna le début des cours. Jusque là, rien d’anormal. Puis, vint la récré de 10h55. Grégory avait décidé d’ennuyer tout le monde aujourd’hui. A commencer par sa copine, et l’autre couple du groupe. Puis il a soudain remarqué que Flo était la seule fille célibataire du lot. Il n’y réfléchit pas à deux fois et la poussa vers le garçon le plus proche, Damien.

- Et voilà, un nouveau couple de formé dans le groupe ! Ca évitera qu’un autre mec s’incruste près de nous.

- Greg, il y a des jours où tu…

Mais Flo n’avait pas eu le temps de finir sa phrase. Au moment où Grégory l’avait poussée, elle avait trébuché et s’était retrouvée dans les bras de Damien qui lui avait évité la chute sans avoir eu le temps de réagir. Elle s’était alors penchée vers la droite pour regarder Grégory quand elle sentit une affreuse douleur au niveau du cœur. Elle n’avait jamais ressentit ça auparavant et se demanda si c’était ce qu’on appelait une crise cardiaque. Elle voulu se rattraper au cou de Damien pour ne pas tomber, mais celui ci semblait être touché du même mal. Ils s’écroulèrent tous deux en même temps au sol. Tout en tombant, ils étaient restés dans la même position et Damien se retrouva couché sur le ventre sur Flo qui était couchée dos au sol. Les autres ne savaient que faire, c’est la première fois qu’une chose de ce genre se produisait. Romain couru alors chercher une éducatrice, mais quand elle arriva, Damien et Flo s’étaient relevés, comme si rien ne s’était passé.

- Qu’est-ce qu’il vous est arrivé ?

Ils racontèrent, mais ils n’arrivaient pas à expliquer le fait qu’ils se soient si vite rétablis d’une douleur aussi puissante. Ils ne préférèrent plus en parler jusqu’à la fin de la journée, mais cet incident avait jeté un froid parmi le groupe.

Un jour, Flo arriva à l’école, l’air ennuyé.

- Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda Grégory

- Quand je lui ai raconté… Ce qui s’est passé l’autre jour, ma mère a insisté pour que j’aille vois un cardiologue.

- Et ?… Demandèrent-ils tous en même temps

- Il m’a fait passer tous les tests possibles et imaginables, il n’a rien trouvé ! Ma mère lui a demandé si c’était possible qu’un malaise ayant duré à peine deux minutes ait pu disparaître sans laisser aucune traces. Il a dit que non. Et il est incapable de dire ce que j’ai. Il est même incapable de faire des hypothèses, pour lui je suis en parfaite santé. C’est absurde ! Je n’ai pas rêvé, la douleur je l’ai sentie !

- Ha, je vois que ta mère t’as aussi poussée à voir un cardiologue, et il t’as répondu la même chose qu’à moi, dit Damien qui venait d’arriver entre-temps.

- Ha bon ! C’est incroyable quand même ! J’avais même l’impression qu’il ne me croyait pas ! Dit Flo

- Le mien semblait me croire. Mais comme il n’arrivait pas à trouver ce que j’ai, il m’a donné l’adresse d’un des plus grands cardiologues du monde. C’est à Londres.

- Ouai ben en attendant…

Et le reste de la journée poursuivit son court normal.

Tout avait l’air normal jusqu’au jour où Damien et Flo traversaient le self encombré des élèves qui y prenaient leur dîner.

- Il y a trop d’élèves dans cette école ! Dit Flo d’un air exaspéré en essayant de se frayer un passage parmi les jeunes.

- Ho non, j’ai oublié quelque chose dans mon sac devant la classe, je vais devoir aller le chercher.

- Ben vas-y, moi je vais garder une table. De toute façon, je ne retourne pas dans ce sens-là, on a eu assez de mal pour arriver jusqu’ici.

- Ok, j’arrive.

Il se retourna alors et passa devant Flo. Il y avait tellement d’élèves dans un si petit espace qu’ils se retrouvèrent collés l’un en face de l’autre. Leurs corps se frôlèrent et il allaient bientôt se séparer quand l’affreuse douleur reprit. Cette fois, l’éducatrice qui se trouvait à proximité se précipita sur eux. Ils étaient allongés au sol dans la même position que le fois précédente quand elle essaya d’étendre Damien à côté de Flo pour la laisser respirer. Sans succès. Après quelques minutes, ils se relevèrent sans aucune séquelles. La crise avait duré plus longtemps que la première fois.

Après quelques jours, en y repensant pendant une heure d’étude, elle manifesta son inquiétude à Damien.

- Tu penses pas qu’on pourrait aller voir ce cardiologue londonien pendant les vacances de carnaval ? Toute cette histoire ça me fou les jetons !

- Je sais pas. Si les deux autres nous ont dit qu’on avait rien, s’ils ne trouvaient même pas de quoi établir une hypothèse, je ne vois pas ce qu’il pourrait trouver de plus.

- Bah et puis, fais ce que tu veux, mais moi j’en parle à mes parents ce soir. Je ne veux pas rester comme ça.

- Bon… Dit-il après un instant de réflexion. Je t’accompagne. Après tout, qu’est-ce que ça me coûtera d’y aller ? A part, bien sûr, une consultation hors de prix, un billet d’Eurostar, un séjour à l’hôtel,…

- Une preuve supplémentaire de ta bonne santé.

Et ils se retrouvèrent à Londres, dans la salle d’attente du fameux cardiologue avec leur parents respectifs. La salle était immense et remplie de gens. L’attente s’annonçait longue et Flo engagea la conversation avec une dame qui attendait auprès d’elle tandis que Damien se demandait ce qui avait bien pu le pousser à venir. Les visites étaient tellement nombreuses que le médecin avait du aménager son cabinet de façon à ce qu’il y ait une entrée et une sortie. On entrait par une porte dans la salle de consultation et on en ressortait par une autre sans repasser par la salle d’attente. C’était à présent au tour de Damien.

- A tout à l’heure, dit Flo avec une pointe d’inquiétude dans la voix

- Ne t’inquiète pas ! Tout va bien se passer.

Et il disparu en compagnie de ses parents. Quand ce fut au tour de Flo, elle salua la dame et entra dans le cabinet. Après une série de tests, le cardiologue était formel. Ils sortirent et retrouvèrent Damien et ses parents. A son sujet aussi le médecin était formel. Ils n’ont absolument rien et sont en parfaite santé.

Flo semblait déconcertée et Damien était le seul à ne pas s’en faire. C’était ce qu’il avait prévu.

- Bon ben, on peut se balader un peu, on est pas venu à Londres juste pour voir ce type !

- Comment peux-tu avoir envie de te balader maintenant alors que nous ne savons pas ce que tu as ! Dit la mère de Damien apparemment très bouleversée

- Ben j’y vais quand même, dit-il en s’éloignant

- Attend, je viens avec toi, j’ai besoin de prendre l’air. Dit Flo en le rejoignant

Ils firent un ou deux kilomètres quand Flo attrapa Damien par le bras.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

Elle sortit un papier que la dame dans la salle d’attente lui avait donné de sa poche et lui présenta.

- Une voyante ? Mais qu’est-ce qu’il te prend ? C’est pas plutôt ton cerveau qui est atteint ?

- C’est pas une voyante. C’est une dame très sérieuse qui est spécialisée dans l’ésotérisme.

- C’est ça ! Et moi je suis Ringo Starr ! Tu veux entendre comme je joue bien de la batterie ?

- Je t’ai déjà dit d’arrêter avec ça !

- Allez, tu vas quand même pas me dire que tu veux m’emmener là ?

- Pourquoi pas ? Qu’est-ce que ça nous coûte ?

- T’as déjà entendu parler des tarifs exorbitants des voyantes ?

- C’est PAS une voyante ! Et la dame m’a assuré que dans notre cas, c’est conseillé de la voir.

- Notre cas ? Qu’est-ce qu’elle en sait celle-là ?

- Ho, et puis fait comme tu veux ! Moi j’y vais ! Dit-elle en s’éloignant
- Maintenant ? Mais…

Et elle tourna au coin de la rue. Décidé à ne pas y aller, il continua son tour de la ville et finit par rentrer à l’hôtel. Une heure et demie après son arrivée, Flo rentra à son tour, l’air préoccupé.

- Qu’est-ce qu’elle t’as dit ?

- Qu’est-ce que ça peut te faire ? Je croyais que tu t’en fichais ! Cria-t-elle avant d’aller à sa chambre

Damien décida alors d’aller voir cette femme pour savoir ce qui mettait Flo dans cet état.

- Où vas-tu encore ? Demanda la mère de Damien à son fils

- J’arrive

Quand il arriva chez la femme, il entra et trouva une personne qui attendait dans la salle d’attente. Il s’assit et quand son tour vint, il se précipita, commença à faire les cents pas et dit

- Bonjour, je viens au sujet de…

- Tu es Damien et tu viens pour savoir ce que j’ai dit à Flo. Dit-elle avec un sourire bienveillant

- Ha non, ne commencez pas avec ça, je ne crois pas à la voyance. Je viens juste vous demander ce que vous avez bien pu lui raconter pour la mettre dans un état pareil !

- La vérité, répondit-elle calmement

- C’est-à-dire ?

- Que vous étiez en train de subir un phénomène rare (sa voix devint plus grave) qui fait que vos cœurs réagissent quand ils se retrouvent l’un en face de l’autre.

- Pardon ? Dit-il en s’arrêtant brusquement au milieu de la pièce

- Tu n’as jamais remarqué qu’à chaque fois que vous aviez vos crises de douleur, vous étiez l’un en face de l’autre de façon à ce que vos cœurs se retrouvent l’un en face de l’autre ? Ils réagissent. Et il est impossible de vous séparer.

- Et pourquoi ils réagissent, sans vouloir être indiscret ?

- Parce que vous vous aimez bien sûr

- Ha ben oui, je suis con ! C’est évident ! Dit-il ironiquement en recommençant à marcher à travers la pièce

- Tu l’aimes, mais tu ne le sais pas encore. Ton cœur le sais.

- Et Flo, elle le sait déjà peut-être ?

- Oui. C’est pour ça que ma sœur lui a dit de venir ici. Parce qu’elle t’aimes.

- Ha, c’était votre sœur ! Je comprend mieux maintenant.

- Arrête un peu d’être insolent, s’emporta la femme, le problème est grave ! Vous pouvez en mourir.

- Bien. Je vous remercie de ce moment divertissant. J’ai hésité d’aller voir une bonne comédie au cinéma mais là, je ne regrette pas d’être venu chez vous ! Je n’ai jamais rien entendu de pareil !

Et il sortit de la pièce.

- Fais attention ! N’oublie pas ce que je t’ai dit ! Cria la femme

- Mais ouai, c’est ça au revoir !

En rentrant à l’hôtel, il chercha Flo et l’entraîna dans sa chambre pour lui parler en privé.

- Comment t’as pu croire ça ? C’est n’importe quoi !

- Tiens tu es allé la voir pour finir ?

- Ben oui, mais pour entendre ça. Mais comment tu peux te préoccuper pour ça ?

Elle ne prononça aucun mot, se leva et colla son cœur contre celui de Damien et la douleur recommença. Ils tombèrent au sol. La crise dura encore une peu plus longtemps que la précédente. Quand la douleur fut passée, Flo se releva et regarda Damien encore allongé.

- Les crises seront de plus en plus longues jusqu’à ce qu’elles entraînent notre mort. Tu y crois maintenant ?

- J’ai encore du mal. Ce genre de phénomène ne m’a jamais convaincu.

- Tu veux qu’on recommence ?

- Non ! Bon ben admettons que vous ayez raison toi et la folle

- Damien !

- Ben quoi ? Donc ça voudrait dire qu’on ne pourra pas vivre notre amour sans risquer la mort. Et si on ne vit pas notre amour, on sera malheureux.

- En gros c’est ça.

- C’est bien ce que je dis. C’est n’importe quoi !!!! Désolé mais tu n’arriveras jamais à me convaincre !

- Ce que tu peux être borné !

- Je crois en ce que démontre la science, c’est tout ! Alors comme ça tu m’aimes ?

- Ne change pas de sujet ! Dit-elle embarrassée

- Ha, moi je trouve que c’est lié ! Dit-il allègrement

- S’il te plait, arrête ! La situation est assez compliquée comme ça !

Mais il ne l’écouta pas, s’approcha, la pris dans ses bras et l’embrassa.

Leurs parents les retrouvèrent tous les deux allongés sur le lit, dans les bras l’un de l’autre, le visage serein. Les mères s’effondrèrent en larmes tandis que les pères se sentirent affreusement accablés. Ils étaient morts d’avoir voulu s’aimer.

FIN
Proposé par : Ringa
 
 
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