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Agnieszka Ciekot : découverte d'une jeune artiste polonaise
ExpositionStrawberry a rencontré Agnieszka Ciekot, étudiante et artiste polonaise dont la toute première exposition individuelle s'est tenue au printemps, dans son pays natal.

Parce qu’elle a sillonné pour la première fois les routes de Pologne au volant de l’un de ces mythiques modèles, Agnieszka Ciekot entretient pour la Fiat 126p un enthousiasme original, enthousiasme devenu finalement source créative et réflexion personnelle. La première exposition de cette jeune artiste a donc été tout naturellement dédiée à la vaillante Polski, à l’issue d’une longue préparation de deux années. Peu importe si ce travail fut pour elle un jeu davantage qu’une méditation ambitieuse : il apparaît aux yeux du public un ensemble parfaitement structuré, peaufiné jusqu’au détail, captivant jusqu’au doute.

Il y a d’abord ce trio parfait : la blanche, la rouge, la bleue. Trois Fiats 126p couvertes de milliers de mots dont la courbe reproduit joliment le dessin d’une empreinte digitale. Songes, souvenirs et sentiments se dispersent sur le « corps » de ces trois vedettes, drapent le métal de leur mystère : voici le simple véhicule devenu un support humanisé, comme frappé d’intelligence. Sur le fond lactescent de la première des Polskis (sa toute première voiture, « née » comme elle en 1982), Agnieszka a couché ses rêves, transcrit les bribes oniriques que protège encore le petit matin. La seconde voiture, en robe rouge, porte pour sa part les souvenirs de ces nombreux polonais qui eurent un jour à dompter les quelques 24 chevaux du moteur de la 126. Gardienne de chimères, puis recueil d’anecdotes, la voiture dans laquelle s’est tenue une part entière de la vie quotidienne d’Agniezska achève sa métamorphose en devenant la page d’un journal intime (troisième voiture, la cyan). La transition est d’autant plus admirable qu’elle pourrait bien matérialiser ce processus qu’est celui de la création artistique ; l’apparition naturelle de pensées venues des tréfonds de nous-même n’est pas si loin du mécanisme de l’inspiration. Un bouquet structuré de souvenirs puis son expression finale pourraient bien ressembler à la production proprement dit. Quant à l’introspection du journal intime, ne serait-elle pas simplement l’analyse de l’œuvre achevée ou de l’acte accompli, son exégèse ? Voulue ou non, l’analogie interpelle bel et bien et offre en tout cas une voie d’interprétation secondaire.


Un art multidimensionnel

En convergeant vers le ready-made – bien qu’elle modifie de sa main la surface de l’objet-sujet – Agnieszka suggère une relecture symbolique d’un bien aujourd’hui trop commun mais qui, par son utilité tout autant que par l’affection qu’il est possible de lui porter, devient sans doute une part de nous-même. Les horizons de l’artiste sont vastes et cette série d’œuvres se conçoit finalement autour de l’écriture, du dessin, de la photographie, de la mise en scène et même de la vidéo, lorsqu’un petit documentaire offre en boucle les images d’Agnieszka au travail, alors plongée dans l’élaboration de son projet. Rassemblée dans deux coffrets, une collection d’articles acte l’âge d’or de la 126, jadis véhicule le plus populaire du pays. Puisque rien ne semble vraiment sérieux autour de ce « culte » de la Polski, il est permis de railler la pathologie des collectionneurs, d’oublier l’espace d’une pensée la carrosserie froide et muette d’une voiture banale pour qu’elle devienne sa fidèle confidente (robot inavoué ?), et de retrouver encore l’histoire de la Pologne, avec nostalgie, en songeant à ce produit industriel - étranger à l’origine - jalousement remodelé, « polonisé », pour un fragment de gloire nationale.

D’un point de vue technique enfin, la réussite visuelle est à porter au crédit du perfectionnisme d’Agnieszka Ciekot et d’un sens du raffinement que l’on imagine volontiers inné. Les photos (proportions respectées) de la Fiat apposées sur le simple trait décrivant la silhouette de celle-ci représentent élégamment le cheminement entre le réel et son interprétation, deux univers que l’artiste parvient finalement à fondre l’un dans l’autre lorsqu’elle conduit, altière, sa Fiat 126p, toute entourée de ses mots, toute entourée de ses rêves.

Site internet de l'exposition (en polonais, avec photos) : http://free.art.pl/biala/ciekot.htm



Strawberry, Décembre 2007
Proposé par : Strawberry
 
 
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