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''Sueurs Froides'' d'Alfred Hitchcock
Critique de cinémaCinquante ans après la sortie de ce chef-d'oeuvre majeur d'Hitchcock, Strawberry livre une petite critique du film et de ce qu'il est aujourd'hui devenu.

Etats-Unis – 1958
Réalisé par Alfred Hitchcock
Appréciation : * * * * * * (sommet cinématographique



Résumé

Impliqué dans la mort accidentelle d’un policier lors d’une poursuite sur des toits, le détective Scottie Ferguson (James Stewart) décide de prendre sa retraite. Souffrant d’acrophobie depuis le drame, il ne peut exercer ses fonctions mais accepte une curieuse proposition émanant d’un vieil ami : suivre la femme de celui-ci, Madeleine (Kim Novak), dont le comportement paraît troublé par l’esprit de feu son arrière grand-mère. Scottie et Madeleine finissent par tomber amoureux l’un de l’autre mais une crise de folie suicidaire entraîne la mort de cette dernière, après une chute du haut d’un clocher que Scottie, handicapé par ses vertiges, n’a pu empêcher.

Quelques années plus tard, Scottie rencontre par hasard Judy, troublante jeune femme dont les traits ressemblent à ceux de son amour défunt…


Critique

Pour le cinéphile de l’an 2008, il n’est plus utile de revenir en long, en large et en travers sur l’extrême brio de Sueurs Froides, sorti en salle voilà un demi-siècle exactement et vénéré depuis comme l’une des pierres angulaires de l’Histoire du 7e art. Une relecture, une réappréciation via un nouveau regard sur cette réalisation majeure du Maître Hitchcock est, en revanche, à la fois légitime et pertinente. Le développement du film, classique mais parfaitement équilibré en deux parties contenant chacune leurs enjeux et leur mystère à dévoiler capture encore profondément l’intention du public d’aujourd’hui pour accompagner ce dernier jusqu’au dénouement, à la montée crescendo vers une conclusion franchement abrupte, comme souvent chez Sir Alfred. Le langage de la caméra couplé à la brillance de la photographie, continuent de servir avec maturité et modernité à la fois une histoire qui oscille constamment entre le songe romantique et le cauchemar, sinon entre l’idylle irréaliste et le quotidien terre-à-terre. Comme l’humidité jaunit les clichés d’antan, les choix esthétiques d’Hitchcock et de son directeur de la photographie Robert Burks relèguent Sueurs Froides au rang d’œuvre de musée, à l’heure d’une image numérique trop parfaite et finalement trop artificielle.

Le cinéma d’Hitchcock est traversé par un paradoxe : la recherche créative et originale incessante, volonté de tromper le spectateur par la mise en scène, s’effectue bien souvent au service de scènes affectées ou de séquences désuètes. En la matière, Vertigo pourrait être un parangon. Difficile de nier que ce chef-d’œuvre a vieilli, est dépassé de mille coudes par les thriller et autres films à suspense de ces dix dernières années. Pis, le traitement de l’histoire d’amour et les scènes passionnelles (particulièrement celle du baiser au bord de la mer agitée) portent les grands traits d’une élégance démodée. Toute déférence gardée envers Hitchcock et son film éblouissant d’un point de vue technique, force est de constater qu’au début du XXIe siècle les « codes » affectifs ou sensuels du couple James Stewart/Kim Novak (paroles, regards, attitude générale) appartiennent à un passé révolu. La bande originale de ce génie qu’était Bernard Herrmann souffre elle-même de l’usure dévorante du temps et le cris des cuivres, qui soutenaient la trame dramatique du film, résonnent aujourd’hui comme d’agaçantes lourdeurs.

Enfin, ce cruel « check-up » ne pourrait être complet sans rappeler les quelques flous de scénario qui subsistent ça et là (la scène de l’hôtel où Madeleine entre puis disparaît, l’improbable connaissance par Galvin Ester du degré d’acrophobie de Scottie, etc.) et dont Hitchcock lui-même était conscient, préférant finalement que l’émotion l’emporte sur la rationalité totale du script. Il serait, il est vrai, injuste d’exagérer les conséquences de ces énigmes cinéphiliques qui contribuent aussi à construire la légende du film.
Sueurs froides a reçu les hommages qui lui étaient due : l’œuvre est passée à la postérité et doit conserver sans conteste sa place au Panthéon du Cinéma. Mais l’honnêteté intellectuelle exige, sans doute, que l’on reconnaisse un certain mérite à d’autres longs-métrages d’Alfred Hitchcock comme Psychose ou Frenzy : celui d’avoir su conserver toute leur modernité et leur force émotionnelle.


P.-H.P., 17.02.2007

Proposé par : Strawberry
 
 
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