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Brian Wilson, ''That Lucky Old Sun''
Critique MusicaleLe vénérable Brian Wilson fait son retour dans les bacs avec un nouvel album baigné de soleil et de nostalgie. Strawberry l’a écouté pour le Café des Amis.

Depuis quelques années désormais, j’achète religieusement chaque publication nouvelle de Brian Wilson en solo en attendant le frisson. Smile nous avait déjà procuré une émotion légitime fin 2004. D’une qualité irréprochable, ce concept-album enchanteur constituait surtout la conclusion inattendue d’une longue et tragique histoire, celle du génie non assumé de son auteur, celle d’un projet écrasé par le poids d’une ambition démesurée. La boucle n’était sans doute pas totalement bouclée malgré la parution de ce Phoenix qui aurait été, dans un monde parfait, l’apothéose discographique des Beach Boys. Il restait pour l’aîné des frères Wilson à retrouver une créativité digne de la grande époque du célèbre groupe californien, après avoir recouvré la santé mentale. Sympathiques, bien écrits mais pas toujours bien produits furent ses précédentes œuvres solos depuis 1989. Le dernier album en date était un disque de Noël sans ambition sur lequel Brian interprétait quelques morceaux traditionnels assortis de reprises des Beach Boys issues de leur Christmas Record. Bref, rien de particulièrement mémorable à se mettre à l’oreille jusqu’à présent. Il faut croire que la source de l’inspiration n’était pas totalement tarie ; de retour chez Capitol, Brian vient de nous tailler un petit joyau à sa façon : That Lucky Old Sun, célébration de sa Californie natale, riche d'un Hélios éternel, de créatures féminines suaves, de tentations sud-américaines…

Le piège à éviter à tout prix semblait être celui de la paraphrase musicale, de la transposition facile des thèmes, des mélodies et des harmonies vocales qui, unis, firent le succès des Beach Boys. Dieu merci, Brian vit avec son temps et avec sa voix, que les années et les soucis ont mise à l’épreuve. À l’arrière de la pochette du disque, c’est un soleil crépusculaire qui se reflète dans le regard de l’artiste auquel il n’appartient plus de louer les charmes de son pays à la manière dont il le fit, jeune homme. L’heure est à l’introspection, aux réminiscences (Forever, you’ll be my surfer girl) et au simple bonheur de vivre dans la lumière de ce bon vieux soleil (Southern California). Débarrassé de ses vieux démons (Oxygen in my brain), Brian s’est jeté corps et âme dans une aventure musicale conceptuelle bien éloignée de ces albums solo de recyclage que furent I Just Wasn’t Made For This Time et Gettin’ In Over My Head.

Une écoute unique est évidemment tout à fait insuffisante pour se faire une idée précise de la valeur de That Lucky Old Sun. Ce qui apparaît rapidement, c’est en revanche l’habile synthèse entre des mélodies que l’on croirait venir tout droit de la discographie des Beach Boys (écoutez donc la fin de Southern California ou Can’t Wait To Long pour vous en convaincre) et des rythmes plus légers, festifs, fréquents dans le travail solo de Brian Wilson (notamment dans ses album Brian Wilson et Imagination). Original aussi dans sa structure, l’album est découpé en cinq phases séparées par des passages narratifs qui ne nuisent ni à l’écoute ni à l’équilibre de l’œuvre tant ils sont habilement intégrés.

Il était indispensable que That Lucky Old Sun ait de l’épaisseur pour ne pas ressembler à un projet prétentieux totalement surfait. Lorsque vient l’heure d’une écoute approfondie, le doute n’est plus permis : il s’agit là d’un vrai petit diamant aux milles facettes, truffé de subtilités qui s’offriront à qui veut bien s’efforcer les rechercher. Plus j’écoute cet album, plus je me convaincs qu’il s’agit tout bonnement du meilleur de Brian Wilson en solo (à l’exclusion de Smile). Je ne pouvais imaginer qu’une petite galette de vingt centimètres de diamètre pouvait embrasser tant de souvenirs fragmentés, de couleurs fondues en paysages et de délicate chaleur humaine. Brian ne nous a pas menti : c’est bien le soleil que nous découvrons avec lui sur nos platines.


Brian Wilson, That Lucky Old Sun.
Septembre 2008. Album CD. Capitol Records.

Proposé par : Strawberry
 
 
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